Il était une fois...

Publié le par anais

court-metrage : Il était une fois.

En cours de production.

Il était une fois, une petite fille qui seule, savait s'amuser. Elle avait la connaissance des mots, celles des images et dévorait les livres avec avidité. Avide de devenir une héroïne, avide de nouvelle rencontre. Elle trouvait les autres personnes d'un ennui mortel, les adultes surtout, eux qui avaient cessé de croire il y a bien longtemps aux contes de fée. Alors, elle s'inventaient des amis, des personnages fictifs qui existaient que pour lui plaire et la divertir.

Nous approchons d'une fenêtre, progressivement. C'est l'hiver et un crépuscule peu lumineux colore le ciel d'orange et de violet. Une lègère brise fait bruisser les feuilles des arbres. Au loin les voitures de la ville se font entendre.

A travers cette fenêtre, il y a une fillette dans sa chambre, assise au sol en tailleur, un livre ouvert sur ses genoux. Ses lèvres bougent, mais aucun son ne nous parvient. Il n'y a personne autour d'elle.

 On s'approche de l'enfant, "traversant" la vitre, dans un bruit d'aspiration. Simultanément, le vent se tait et laisse place aux craquements des planches de bois.

La chambre est baignée par les derniers rayons du soleil d'une couleur chaude, rose orangée. Les reflets de la fenêtre éclatent dans la pièce, ricochant, créant une atmosphère féérique. Une multitude de couleurs apparait dans un style aquarellé, doux. Ils éclairent les livres et vêtements éparpillés au sol ainsi que les peluches posées sur le lit, en direction de la fillette.

Des formes, d'abord imprécises, apparaissent, puis des visages.

La petite fille parle  à ces silhouettes . Cela ressemble à une chanson, comme un genre de berceuse, repris en choeur par les ombres. Les voix s'accordent dans un murmure, les mots y sont presque imperceptibles. Chacune des voix est comme un instrument de musique, seul la sonnorité parvient à nos oreilles. Pourtant quelques fragments de mots s'échappent de cette union :

"Quand tu es seul et que tu désir  la présence d'un amis,

Quand tu rêve d'aventure sans merci

Ferme les yeux et imagine toi la bas,

Avec nous comme compagnon une éternité dans tes bras.

Vient a moi petite soeur, oublie cette peur. Viens a moi belle enfant, je t'attends."

On entend au loin, provenant des étages inférieurs, une femme appeler : "Elena".

L'enfant répond et commence à se lever... Les silhouettes s'accrochent l'empéchant par leur carresse de continuer. Mais l'enfant finit par les laisser et descend. Les silhouettes commencent a disparaitre dans un ultime soupir.

Dans la pièce, la lumière commence à décroître, les rayons du soleil peu à peu à disparaitre. l'atmosphère se fait froide, dominé par des couleur gris bleuté.

Nous nous approchons du livre, ultime objet encore dans la lumière, que l'enfant tenait dans les main : Peter Pan.

 

Ouverture au noir

 Au loin deux adultes discutent, une femme et un homme. Quelque bribes de mots s'echappent: aujourd'hui, manger, travail...Des bruit de pas se rapprochent.

Une lampe est allumée (clic sonore) : une faible lumière jaunâtre apparait.

La jeune fille s'avance près de son lit, s'y assoit dos au mur. On l'entend respirer, dehors le vent s'est levé et fait taper des branches d'arbres sur les carreaux : la pleine lune projette des ombres sur les murs de la chambre.

L'enfant enleve ses chaussures puis  glisse ses pieds sous les draps. Elle se tient assise et de ses doigts, tapote la couverture du lit, visiblement impatiente.

Soudain une voix s'élève, puis une autre, suivie d'autre voix, reprenant la mélodie de la berceuse. Chacune des ces voix interprete un instrument de musique. Ces voix ne sont pas faite de mots mais de murmures.

Alors que la berceuse est reprit en coeur, les silhouettes apparaissent.

La fillette, sourire aux lèvres, se redresse. Puis son visage se fige, la bouche ouverte, étonée par ce qu'elle entend. La mélodie en effet semble prendre une nouvelle tournure, plus dure, moins fluide et emplie de tristesse.

L'enfant se penche, caresse le visage d'une des silhouettes. Elle les interroge du regard. A travers leur chant, ils lui répondent.Ils lui demandent si son amour est sincère, ils veulent être sûr qu'elle ne les abandonnera jamais et ils veulent qu'elle le leur prouve (berceuse).

"Le ronronnement des tam-tams de ton coeur, s'épanouit dans la nuit.

Et dans l'ombre de notre amour tu survie

Aime nous, oh toi qui nous a créé

Et promet à tes fideles de ne point les abandonner.

Vient a moi petite soeur, oublie cette peur. Viens a moi belle enfant, je t'attends."

L'enfant acquiesce, souriant et prenant la main de ces compagnons. Puis la mélodie des ombres devient plus sombre.

"Un jours viendra, où l'amour de tes parent te fera oublié

Que grandir princesse, il faut le payer

Alors refuse chère ange ce chantage

et entame avec nous cette berceuse qui n'a pas d'age.

Vient a moi petite soeur, oublie cette peur. Viens a moi belle enfant, je t'attends."

Elle ouvre la bouche, remue les lèvres pour parler, mais aucun son ne sort, juste un inaudible gargouillis. Ces yeux sont écarquillés, Elle est effrayée par ce que ses amis vont lui demander d'accomplir.

 A leurs yeux, il est impensable qu'elle fut aimée par d'autres personnes qu'eux mêmes. Elle doit donc anéantir les seuls êtres susceptibles de l'éloigner, ses parents, qui un jour lui demanderont de grandir.(berceuse)

Des larmes coulent le long de ses joues. La mélodie est devenue maintenant plus rythmique, celle du triomphe. A travers la fenêtre, la lune empli notre champs de vision. (On s'eloigne de l'enfant pour aller a la fenêtre.)

La lune est bien pleine, entouré par quelque nuage. C'est une nuit d'hiver, étonemment claire, faite de silence; jusqu'a ce hurlement, Un cri de femme qui se perd dans la nuit.

 

 

Une faible lumière matinale perce a travers les fenêtres. Des hommes en uniforme s'agitent dans la pièce, pourtant étonament calme. Leurs voix est comme étouffé dans l'eau. L'un des hommes passe. Il tient dans ces bras un grand tissu blanc. Il arrive a hauteur de deux silhouettes allongées, puis déploit le drap, tout est soudain très lent.

 Il l'étale sur un corps, puis un autre, étendus sur le sol.

L'enfant est assise au sol. Elle a le regard vide de toute expression, fixant ces pupilles devant elle, vers les deux silhouettes blanches inanimées à terre. on entend sa respiration légèrement saccadée. 

Le visage de l'enfant porte d'ancienne trace de larme sur ses joues. Sa respiration prédomine. Puis un des hommes s'approche d'elle et s'accroupi. Il lui parle, on voit ses lèvres remuer et l'on peut entendre quelque mots s'échapper de la bulle sonore: parents, drame, passé, venir, pourquoi?... L'enfant tourne sa tête vers lui, elle murmure: "Je l'ai fait par amour." (nous tournons autour d'elle pour ous placé derrière elle.)

Elle se lève.

Le long de son bras gauche pend son livre de Peter Pan. Celui ci est taché de marque rouge. Elle se retourne pour suivre le policier. On entend Elena chantonner la berceuse.

 

Extrait de la séquence:

Publié dans Projet personnel

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