Thème 2 : Et le silence s’abat.

Publié le par anais

 

Ha, ce silence ; brulant, incertain. Il nous tétanise et nous enivre. Ce silence, si rare ; bien plus rare que tous les diamants de ce monde. Dehors le monde vie. Il y a le rire des enfants, la musique qui vient du voisin du dessus, le klaxon des voitures, les réflexions de ceux qui ne peuvent comprendre, bref le brouhaha d’une ville en vie. Pourtant, je n’entends que les battements de mon cœur, les pulsations de mon sang cognant contre mes tempes. J’entends mes poumons respirer ; j’entends ces pensées dans ma tête qui sans cesse me rappel que le silence n’existe pas. Pourtant, je l’entends parfois, ce silence.

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Il grimpe la falaise, pressé par cette supplique qu’il ne peut ignorer ; depuis toujours ou bien depuis une heure, il ne sait plus trop où il en est. Alors il grimpe, oubliant sa raison, oubliant son corps meurtri car il sait qu’il doit le faire. Le vent souffle ce jours là et le pâle soleil d’hiver réchauffe quelque peut sa course. Ces yeux humide par le froid brouille sa vue mais il continue son ascension pousser par une obsédante idée. Il essuie son front moite tandis que des gouttes de sueur coule dans ces yeux, si brulant. Mais il continu à grimper, car il ne pense qu’a elle ; qu’à cette voix, cette idée qui lui insuffle du courage et lui intime de continuer.

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Le silence tarde à venir. Mais après tout, le voulons-nous vraiment ? [Car] les bruits extérieurs et ceux provenant de notre corps nous prouve que nous existons, que nous somme en vie. Alors mes pensées son toujours là, angoissante harmonie qui rythme mon quotidien monotone. Elles me font m’évader loin de ce monde, loin de ce temps. Là où les héros ont une place ; en haut de cette falaise, là où mon cœur s’apaise enfin à ta vue. Je rejoins l’aube du temps, le rêve d’une vie ; [je te rejoins] avant que ne s’abatte le silence.

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Il était presque arrivé, il le sentait au fond de ces entrailles. Il entendait de plus en plus nettement des tambours tel des battements de cœur mais qui n’était pas les siens. Pourtant, il lui semblait tout aussi familier. La mélodie continuait de l’accompagner, le propulsant un peu plus en avant. Il ne peut plus penser, son esprit est inondé de ces tam-tams envoutant et à cet instant précis, il est heureux. Comment, pourquoi, là n’est pas la question. Ces lèvres esquissent un sourire ravi, la tête levée vers le sommet ; ils sont si proche l’un de l’autre maintenant. Il le sait. Alors il ferme les yeux pour que le silence l’enlace et qu’enfin il puisse l’entendre, elle, pleinement.

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Plus rien. Même le silence s’est tu, apaisé. L’enfant s’est endormie, bercé par la vue de son héros tant aimé, et le guerrier contemple du haut de la falaise la bataille achevé. Calmé par son ascension, sa victoire qu’il ne doit qu’aux chuchotements de son âme, de cette voix qui sans cesse a crue en lui. Enivrante sensation, elle soupire de bonheur et dans son sommeil la voilà enfin ivre d’une joie que même le réveil ne pourra enlever. Elle n’est encore qu’une enfant enfin plus vraiment maintenant, mais qu’importe. Grâce a cela, elle n’a cessé de l’aimer, de combattre pour l’entendre et oublier ces bruits qui accroché a ces tympans tentait de l’écarter de sa voie. Microscopique fourmillement, ils ont parasité ses pensées pour lui faire oublier ces rêves et envie ; » il faut grandir maintenant ». L’homme a eu peur, peur d’être porté a l’oubli, peur de ne plus l’entendre. Mais l’enfant qui a grandit n’a pas arrêter de rêver, bien au contraire, tout s’est décuplé. Et aujourd’hui elle peut s’évader pour le temps d’une de vos vie, loin dans se monde qu’elle a créé, dans les bras de ce guerrier ; Aujourd’hui c’est elle qui décide quand le silence s’abat.

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