Complainte d'une passion perdue.

Publié le par anais

Mes pages noircies par tes mots, réclame la sentence.

J'ignore si je survivrais à mon châtiment,

Mais je n'oublierais jamais la douleur de ton silence.

 

Ces mots écrits en toute hâte sont le reflet de tes piètres mensonges,

Ils agrippent mes viscères et les noient dans un torrent.

C'est l'incertitude de ces pages qui fait voler en éclat l'encre qui me ronge.

 

Inutile de le nier, je peux lire dans ton regard la déception,

L’amère certitude de ne plus être l'enfant.

Oui, tu me regarde désormais avec cette fatale expression.

 

Prends-moi dans tes bras et oublions juste pour un instant

Que ce qui nous a unis est désormais fuyant.

Laisse-moi-t’appartenir une dernière fois intimement.

 

Alors, avons-nous le temps ma tendre créatrice ?

Ou, vas-tu fuir le désir dévorant,

Qui ronge ton cœur ingénu de mes paroles salvatrices?

 

Hélas, il est trop tard, mes pages noircies se referment sur ta solitude.

Désormais je connais cette vérité dérangeante,

J'oublierais notre vie commune, bercé d'une nouvelle lassitude.

 

Je n'étais qu'un journal, ton journal ; celui de tes journée et de tes nuits. J'étais chacun de tes secrets et chacune de tes peurs; maintenant je ne suis qu'un cahier de pages abandonnés, noircies de poésie que tu as décidé d'oublier.

 

J'appartiens à ton enfance, les tendres années où tu croyais que tout était possible. Je transpire de souvenir, de ces mots d'abord maladroit que tu as pris plaisir à apprivoiser. J'appartiens à un passé où tes envie d'écritures était encore une douce possibilité. 


Aujourd'hui, tu m'as dit adieux en tournant le dos à ce qui faisait de toi ce que tu es. Une seconde d'incertitude à suffit pour rompre le lien, notre union. Aujourd'hui, notre avenir est séparé car tu as abandonné le rêve de cette passion.

 

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Publié dans ecrit

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